Archive de l’étiquette pédiatrique

Au secours ! Mon bébé a la tête plate (plagiocéphalie)

Les causes de la plagiocéphalie ne sont pas encore tout à faire établies et font débat. Il y a cependant plusieurs causes sont suspectées comme étant des facteurs favorisants.

Pourquoi mon bébé a-t-il la tête plate ?

Causes possibles :

  • Cause intra-utérine : on constate que, notamment, les jumeaux ou le premier bébé ont plus de risque de développer une plagiocéphalie. L’hypothèse avancée est que ceux-ci disposent de trop peu de place in-utéro, ce qui provoquerait un aplatissement du crâne.

    Enfant non-atteint de plagiocéphalie

    Enfant non atteint de plagiocéphalie

  • Cause mécanique : durant l’accouchement, le bébé peut subir d’importants traumatismes liés aux contraintes qui lui sont imposées. Le traumatisme peut être plus important dans le cas d’une “mauvaise” présentation, utilisation de forceps ou ventouse, accouchement long, position durant l’accouchement… Durant l’accouchement, il est parfois obligé de tourner de manière importante sa tête, ce qui peut lui provoquer un torticolis congénital. Le torticolis ne lui permettant pas de bouger sa tête comme il le souhaite, il va créer au fil du temps un point d’appui sur son crâne.
  • Le torticolis : provenant de causes multiples, celui-ci empêche votre enfant de bouger comme il le veut.
  • Position prolongée sur le dos : la position sur le dos est une position uniquement pour dormir. Il faut proposer à votre enfant d’autres positions quand il est éveillé. Il faut également éviter de bloquer votre enfant et lui permettre de bouger quand il est éveillé.
  • Manque de vitamine D de la maman : ceci rendrait les os du crâne du bébé plus malléable.

Quelles sont les conséquences ?

On a longtemps pensé que la plagiocéphalie n’avait que très peu d’impact sur la vie de l’enfant, si ce n’est le côté esthétique et qu’elle se corrigeait toute seule.

Cependant, les répercussions morphologiques peuvent être graves dans la mesure ou l’enfant peut être victime de problèmes psychologiques liés à cette malformation.

Mais encore, des études ont démontré que la plagiocéphalie peut avoir des conséquences neurologiques avec un retard neurosensoriel lié à l’asymétrie cérébrale et à la perturbation de l’influx nerveux. Ils ont constaté : des retards d’acquisition motrice, une altération du traitement central du son, une augmentation de prise en charge, ainsi qu’un moins bon score cognitif et langagier. Bien que les problèmes cités soient mineurs, il est nécessaire de rester attentif au développement de l’enfant.

Ensuite, ils peuvent souffrir de problèmes au niveau de l’articulation temporo-mandibulaire, ce qui entraîne des problèmes dentaires.

Pour finir, dans le cas de plagiocéphalie grave il est également possible de trouver des complications de scolioses ou de strabisme.

Quel est le traitement ?

Il est nécessaire qu’un bilan soit réalisé le plus tôt possible, par un professionnel de santé. Les os du crâne sont très malléables à la naissance, c’est donc à ce moment que les professionnels ont le plus d’impact sur la pathologie.

Le premier traitement de la plagiocéphalie est avant tout préventif.

  • À chaque coucher, il est nécessaire  de positionner la tête de votre nouveau-né une fois à gauche et une fois à droite en alternance.
  • Lorsque votre enfant est éveillé et sous surveillance, mettez-le sur le ventre ou sur le côté. Il est très important de varier les positions.
  • Alternez les côtés pour le biberon ainsi que dans le portage.

    Le traitement par la kinésithérapie

    Le traitement par la kinésithérapie

  • Eviter de bloquer l’enfant dans des chaises, maxicosi, relax … Favoriser un maximum le tapis de jeu. (Maximum 20 minutes par jour dans le maxicosi).
  • N’hésitez pas à changer le parc/tapis de place, votre enfant aura tendance à tourner volontiers sa tête du côté de la fenêtre.
  • Dans le cas d’une plagiocéphalie déjà établie, il est nécessaire de stimuler l’enfant à tourner sa tête de l’autre côté. Les jouets, la fenêtre, le portage seront toujours faits dans le but de favoriser la rotation vers le côté faible.
  • Favoriser le portage physiologique en écharpe.

Ensuite, le traitement doit être complété par un/des professionnels ;

La kinésithérapie

La prise en charge doit être effectuée le plus tôt possible. Une prise en charge dès la naissance permet une nette diminution des séquelles de la plagiocéphalie.

Le kinésithérapeute permet de maintenir et augmenter la mobilité, et permet de travailler de manière active l’alignement et la symétrie chez l’enfant.

 

La chirurgie ou le casque

Dans les cas graves ou non améliorés par les traitements cités avant. Il s’agit de traitements peu utilisés. Ce ne sont pas des traitements de première intention.

Si vous avez des questions, prenez contact ou prenez rendez-vous avec votre kinésithérapeute pédiatrique 

Dyspraxique mais fantastique

Dys … Quoi ?

Dys : fonctionne mal + praxie: coordination des gestes appris. Un enfant dyspraxique a donc une mauvaise coordination de tout geste.

Pour des raisons encore souvent inconnues, ces enfants ne disposent pas de certaines de leurs fonctions cognitives. Ils se trouvent alors face à des difficultés, des échecs, des impossibilités qu’ils ne comprennent pas. Cela peut donner lieu de la part des adultes à des interprétations erronées qui ajoutent encore à la confusion de l’enfant.

Enfant dyspraxique dessinant sur un tableau

L’enfant dyspraxique n’arrive pas à écrire et dessiner

Ce n’est donc ni la qualité ni l’intensité de l’entraînement, ni la méthode pédagogique, ni les efforts, ni la bonne volonté de l’enfant qui sont en cause. Mais bien son aptitude, ses capacités cérébrales (neurodéveloppementales) à développer ces performances …

Poursuivre les entraînements habituels ne consisterait alors qu’à proposer, sans cesse et sans fin, «toujours plus de la même chose qui ne marche pas ».

Quelles sont les principales manifestations ?

Ce sont des troubles :

  • Moteurs : maladresse, lenteur et difficulté de coordination
  • Visuo-spatiaux: difficulté à s’orienter dans l’espace, désorganisation
  • Logique mathématique : difficulté à poser des opération
  • Du langage : difficulté d’élocution

Concrètement, l’enfant dyspraxique à des difficultés à manipuler certains objets. Il n’arrive pas à écrire et dessiner, il tombe souvent et n’est pas doué en sport. Il a aussi tendance à oublier ou à intervertir les étapes d’une tâche, il a des difficultés dans les tâches où il doit assembler des pièces pour faire un montage ou une construction, …

À l’école, les productions graphiques de l’enfant dyspraxique sont pauvres. L’écriture est déformée, irrégulière avec un non-respect de la ligne, une pression du crayon plus ou moins importante, et il est parfois illisible et lent. Les cahiers sont peu soignés, sans présentation ordonnée et structurée différenciant les titres du texte… L’enfant dyspraxique présente des difficultés pour poser et résoudre des opérations de calcul simple, étant souvent gêné au niveau de l’organisation visuospatiale. Il présente des difficultés motrices ou visuospatiales, voire un échec total pour copier des formes complexes (en géométrie, pour copier des schémas et tableaux). En effet, il semble perdu sur sa feuille, il ne suit pas une organisation structurée pour recopier, c’est à peine s’il regarde le modèle. Des difficultés existent aussi pour colorier proprement, découper correctement, placer des gommettes, faire des collage …

Qu’en est-il du sport ?

Il n’aime pas les activités sportives de façon générale. Cependant, la compréhension de l’enfant est bonne avec un bon niveau verbal prédominant. Sur le plan du comportement à l’école, il est mal à l’aise dans son corps. Il peut rester isolé par rapport aux jeux collectifs et est très sensible aux moqueries, à l’échec de ses actes. Il compense souvent par des clowneries, à la limite de l’insolence.

Quel sera son parcours scolaire ?

Le parcours scolaire de l'enfant dyspraxique

Le parcours scolaire de l’enfant dyspraxique

Le cheminement de chaque enfant dyspraxique est difficile à prédire. Beaucoup de facteurs vont intervenir, en particulier, la sévérité du trouble et la présence ou non de conditions associées. En effet, la poursuite d’une scolarité au rythme habituel et visant des diplômes va demander à l’enfant des efforts sur le très long terme. Des moments difficiles prévisibles, des déceptions, des échecs partiels qu’il faudra pouvoir surmonter. La personnalité de l’enfant et la qualité du soutien parental peuvent être déterminants tout au long de ce qui peut être vécu comme une véritable course d’obstacles.

En cas de difficulté importante, l’enfant sera rediriger vers un enseignement spécialisé de type 8. C’est le cas quand les adaptations dans l’enseignement ordinaire se sont révélés insuffisants.

Il existe également une solution alternative qui permet à l’élève de rester dans l’enseignement ordinaire tout en bénéficiant de l’accompagnement du personnel de l’enseignement spécialisé dans son école ordinaire. C’est ce qu’on appelle un projet d’intégration.

Le traitement de la dyspraxie ?

Dans tous les cas, les jeunes dyspraxiques ont besoin que leurs capacités soient préservées. Leur intelligence et leur raisonnement sont utilisés comme leviers pour favoriser leurs apprentissages. Ils ont besoins de s’appuyer sur le langage pour conserver leur savoir.

Les adaptations spécifiques sont indispensables. C’est la stratégie d’accès (la pédagogie) aux savoirs qui doit être spécifiquement aménagée (et non leur contenu).

Il faut sans cesse savoir anticiper et prévoir aujourd’hui les adaptations dont le jeune aura besoin demain. Attendre que l’enfant soit confronté à un problème pour commencer à chercher ou proposer une solution est une stratégie inappropriée en termes de délai de mise en œuvre.

Donc l’objectif de la rééducation sera de limiter le handicap. Cela suppose donc de repérer les situations de handicap : à quel endroit, dans quelles circonstances et quelle activité ? On peut alors tenter de rééduquer le jeune et/ou aménager les conditions environnementales.

3 axes de traitements

  • Rééduquer les activités indispensables
  • Aménager les situations génératrices d’un handicap
  • Eviter, car on ne peut pas tout rééduquer

En kinésithérapie pédiatrique, nous allons travailler sur l’image du corps, la structuration du temps, la motricité et la coordination.

Si vous avez des questions, prenez contact ou prenez rendez-vous si votre médecin a prescrit des séances pour la dyspraxie de votre enfant.

Qu’est-ce que la thérapie « Bobath » ?

Découvrez la méthode que les kinésithérapeutes de Progrès d’Ourson utilisent

Bobath est une thérapie neurodéveloppemental ou NDT (neuro-developemental treatment). Cette approche thérapeutique se distingue d’une thérapie neurologique classique par l’aspect de développement. Contrairement aux adultes, les enfants n’ont pas acquis leur lésion cérébrale, ils sont nés avec et vont grandir avec cette lésion. Ils ont cependant une capacité d’adaptation cérébrale qui est présente grâce à la croissance. On parle de plasticité cérébrale. Ce qui signifie que l’enfant est capable d’adapter son développement en fonction de ses lésions. D’où l’importance d’un traitement précoce par des thérapeutes spécialisés.

Le nom « Bobath » provient des fondateurs de ce concept, Bertha et Karel Bobath.
Ce traitement s’appuyait sur le fait que la spasticité (raideur dans les mouvements) ou l’exagération du tonus musculaire (état de tension dans les muscles pour vaincre la gravité) n’était pas un phénomène irréversible mais bien modifiable. Cette conception les conduisit à comprendre l’importance capitale du dépistage, du traitement précoce et de la guidance des parents. Dès 1951, ils ont commencé à former des thérapeutes venus de différents pays.

Bobath n’est pas une méthode, il s’agit d’un concept, d’une façon de penser. Bertha Bobath disait:

Ce n’est pas une méthode car sa signifierait que nous pourrions être limités, stéréotypés et standardisés. Notre concept est fluide et évolue au cours du temps, il peut toujours changer.

Grâce à ce traitement, le thérapeute essaie de donner à l’enfant une expérience du mouvement normal, des réactions de redressement, de proprioception (sensation du corps et du mouvement dans l’espace) et d’équilibre. Il va faciliter son mouvement, l’aider à l’effectuer de la manière la plus « normale » possible. Car la lésion/souffrance cérébrale interfère avec tous ces mécanismes normaux. Le thérapeute fait sentir à l’enfant comment il peut faire le mouvement différemment. Dans toutes situations, la participation de l’enfant est requise. Le thérapeute va permettre à l’enfant de mieux sentir son corps et ses mouvements de sorte à ce qu’il améliorer la qualité de son mouvement.

Le traitement est différent pour chaque enfant.

La thérapie sera toujours portée sur l’autonomie, la communication et le bien être de l’enfant. Le jeu sera un outil précieux. Le thérapeute va aussi pourvoir donner des pistes de façon à ce que la thérapie se poursuive à la maison avec tout l’entourage de l’enfant.

Vous avez des questions ? Prenez contact avec nous, nous nous ferons un plaisir de répondre à vos interrogations

 

Fin des rénovations : Ouverture du cabinet !

Enfin !

Nous sommes heureux de vous annoncer la fin des rénovations et l’ouverture du cabinet à partir du 1er décembre 2017 !

Découvrez ci-dessous les photos du cabinet rénové !