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Le développement psychomoteur de votre enfant

Dans les premières années de la sa vie, votre enfant va faire une multitudes d’acquisitions, il va apprendre à jouer, à parler, à se déplacer … Il découvre le monde et devient de plus en plus autonome.

 

Développement psychomoteur

Le développement psychomoteur est lié à la maturation du système nerveux. La maturation du cerveau n’est pas encore terminé à la naissance, le bébé ne possède pas encore toutes ses possibilités. De nouvelles connexions nerveuse vont lui permettre petit à petit d’exécuter des mouvements de plus en plus précis et d’aller dans de nouvelles positions.

Il se fait en parallèle dans 4 aspects différents :

  • le développement postural;
  • la coordination occulo-manuelle;
  • le langage;
  • la communication.

Le développement psychomoteur se fait plus ou moins de la même façon chez tous les enfants. Il se fait de manière progressive et harmonieuse. Il dépend également des aptitudes personnelles de chaque enfant. Chaque enfant est unique et à un potentiel moteur variable, tous les enfants ne deviendront pas champions de saut en longueur! Mais, il dépend également des expériences motrices qu’il va faire ainsi que de la stimulation extérieure. C’est là que maman et papa vont pouvoir influencer bébé.

Ainsi, l’apprentissage de la marche se construit peu à peu, de la même façon que pour construire une maison, il est nécessaire que les fondations soient solides pour pouvoir construire les murs et le toit.

Il y a 3 grandes phases dans le développement moteur:

  • Phase statique: il bouge mais ne se déplace pas ;
  • Phase dynamique: apprentissage des déplacements au sol ;
  • Découverte de la verticalité: il se redresse, maintient son dos en position verticale, se tient assis, se met en suite à genoux puis debout et fait l’apprentissage de la marche.

À la naissance

Quand le bébé naît, il est regroupé en flexion. Il est plutôt “mou”. Il ne tient pas sa tête, elle est encore bien trop lourde. Cependant, il a déjà la possibilité de dégager sa tête à droite ou à gauche quand il est sur le ventre. Ce qui est plutôt pratique pour pouvoir dégager le nez et pouvoir respirer dans cette position. On peut donc déjà mettre son bébé sur le ventre, sous surveillance. Il est déjà capable de remuer les bras et les jambes, d’agripper les doigts grâce au réflexe de grasping, ainsi que de bouger les doigts et de sucer son pouce.

A cet âge et jusque 3-4 mois, votre enfant aura besoins d’être regroupé pour se sentir rassurer et pour lui permettre de développer ses nouvelles aptitudes motrices dans les mois à venir. C’est pourquoi, la sage-femme vous proposera un outil fabuleux qui est l’écharpe de portage ainsi que les autres moyens de portage physiologique.

Entre 3 et 4 mois

Votre enfant commence à pouvoir soulever sa tête quand il est couché sur le ventre, il appuie sur les avant-bras mais se trouve toujours en flexion. Il ne peut pas maintenir la tête relevée très longtemps. C’est alors, qu’il commence à avoir des mouvements moins brusques. Il regarde se qui se trouve autour de lui et commence à diriger ses mains vers les objets qui sont attirants mais il ne comprends pas encore que ses mains lui appartiennent et qu’il est capable de les bouger.

Votre enfant pourra passer de plus en plus de temps sur le ventre et sur le dos. Il faut lui permettre de rester sur des tapis de sorte à pouvoir découvrir ses possibilités de mouvements.

Entre 4 et 5 mois

Il commence à prendre conscience qu’il est capable de bouger ses mains dans toutes les directions. Il joue avec ses doigts. Commence à serrer ses mains, à les mettre en bouche. Il découvre avec sa bouche son corps. Votre bébé va commencer à se rendre compte que les mains lui permettent d’attraper les jouets qui l’entourent. Il commence à toucher de manière involontaire pour commencer et petit à petit il commence à pouvoir saisir les objets qui l’entourent et les passer d’une main à l’autre.

Votre tout petit, réussis à décoller les pieds du tapis et les lève toujours plus haut, jusqu’à ce qu’il puisse les attraper et les mettre en bouche. Il découvre que ça fait également partie de lui et qu’il est capable de les bouger.

Pour aider votre bébé, vous pouvez l’encourager à tourner la tête en venant lui parler d’un côté ou de  l’autre. On va pouvoir l’aider à soulever ses pieds, à chaque fois que vous changer votre enfant, venez tenir sa tête et remonter ses pieds de sorte à ce qu’il puisse les attraper et les découvrir. Vous pouvez déjà commencer à jouer avec lui à basculer sur le côté pour lui montrer plus tard qu’il peut pivoter sur le côté. N’hésitez pas à la lui proposer des jouets faciles à prendre de sorte à ce qu’il puisse jouer avec.

À 6 mois

Votre enfant commence à s’ennuyer sur le dos, il lève les pieds et bascule sur le côté de façon involontaire au début et avec le temps il commence à pouvoir le faire volontairement. Il commence à jouer sur le côté. Il peut revenir sur le dos s’il le souhaite. On arrive donc dans la phase dynamique. Quand votre enfant arrive sur le ventre il va pouvoir commencer à pousser sur les bras tendus et retourner sur le dos. Ainsi il découvre qu’il peut se déplacer en roulant dans toute la maison.

S’il n’arrive pas à se retourner, il est possible de l’aider un petit peu. On joue avec les pieds et on roule. Ensuite on l’aide à se retourner depuis le ventre en ramenant une dès jambes fléchie vers sont tronc de sorte à lui montrer qu’il peut pivoter sur le côté.

Entre 7 et 8 mois

Tout d’abord il commence à pouvoir pivoter pour aller chercher les objets qui se trouvent derrière lui. Tout doucement il va apprendre à basculer le poids du corps d’un côté à l’autre depuis le couché ventral. Il est couché sur le ventre et vient attraper avec une main un jouet. Grâce à cet étape il va pouvoir ramper. Plus souvent il commence par ramper en arrière. Il pousse très fort sur ses bras tendus et va alors se déplacer en marche arrière. Alors va naître un vrai ramper. Il peut se déplacer dans toute la maison et découvrir de nouvelles choses.

S’il n’arrive pas à ramper, vous pouvez aider votre enfant en venant fléchir une de ses jambes et en lui donnant un appui à la plante du pied de sorte à ce qu’il puisse se propulser en avant. Il va alors découvrir qu’il peut pousser dans ses pieds pour avancer.

Entre 8 et 10 mois

Sans le faire exprès il va découvrir qu’il est également capable de lever les fesses. Il va se retrouver quelques secondes dans la position du 4 pattes qu’il ne connaît pas encore. Cette position va lui permettre d’attraper des jouets plus haut et lui donnera une vision différentes des choses. Après plusieurs arrivées en 4 pattes fortuites, il va pouvoir comprendre comment le faire tout seul. C’est alors qu’arrive le jeu du petit lapin. Il va se mettre en 4 pattes et tester son équilibre, il joue d’avant en arrière tel un petit lapin. Il travaille en réalité son équilibre, ce qui va lui permettre par après d’avancer à 4 pattes.

Une fois qu’il sera bien stable il va découvrir que depuis ce 4 pattes, il arrive à se mettre assis seul. Avant cela, un enfant ne doit pas être mis assis trop souvent, il peut être mis assis mais pas toute la journée, ça ne doit pas être sa position favorite. Il ne doit pas être laissé assis seul, s’il ne sait pas comment sortir de cette position. Une position figée dans laquelle il ne peut pas sortir, est inutile pour son développement et peu même le retarder dans l’acquisition de la marche. Dans cette position assise il va jouer d’avant en arrière pour travailler son équilibre et va développer des réactions de protection.

 

Après 10 mois

À cet âge votre tout petit est devenu indépendant, il avance, il est capable de varier les positions, mais, un beau jour il va vouloir attraper un objet situé un tout petit peu plus haut. Il va prendre appui sur ses mains et se retrouver en genoux assis et ensuite en genoux dressés. Votre enfant renforce ainsi le muscle de son dos et de ses hanches.

Et après, il va pouvoir passer une jambe devant pour arriver dans le position du chevalier servant. C’est une position qui travail la stabilité du bassin, l’appui sur la plante du pied et l’équilibre. Il demande une très bonne dissociation des jambes et permet de se mettre debout. Le voilà alors debout !

Il est possible que votre petit se mette debout avant ça avec les barreaux du parc, cependant il n’est pas encore prêt. C’est la traction dans les bras qui leur permet de se mettre debout et les jambes ne travaille presque pas. Ce n’est pas un bon exercice pour eux.

Il est inutile d’encourager votre enfant à pousser sur ses pieds alors qu’il n’a que quelques mois. Ce n’est pas de son âge. Tout comme il est inutile de le mettre dans un trotteur. Celui-ci lui donnera la sensation que pour se déplacer il peut être assis confortablement dans son trotteur en poussant sur la pointe des pieds. Cela retarderait même la marche.

Après 12 mois

Voilà alors le moment tant attendu, il se lâche pour faire ses premiers pas tout seul, pour la plus grande fierté de papa et maman.

Evidement, comme dis auparavant votre enfant n’est pas réglé comme une horloge. Il ne va pas obligatoirement marcher à 12 mois pile. Tout comme pour les autres étapes. Et ce n’est pas pour autant qu’il est en retard où qu’il a un problème.  L’acquisition de la marche se fait entre 12 et 18 mois.

Au secours ! Mon bébé a la tête plate (plagiocéphalie)

Les causes de la plagiocéphalie ne sont pas encore tout à faire établies et font débat. Il y a cependant plusieurs causes sont suspectées comme étant des facteurs favorisants.

Pourquoi mon bébé a-t-il la tête plate ?

Causes possibles :

  • Cause intra-utérine : on constate que, notamment, les jumeaux ou le premier bébé ont plus de risque de développer une plagiocéphalie. L’hypothèse avancée est que ceux-ci disposent de trop peu de place in-utéro, ce qui provoquerait un aplatissement du crâne.

    Enfant non-atteint de plagiocéphalie

    Enfant non atteint de plagiocéphalie

  • Cause mécanique : durant l’accouchement, le bébé peut subir d’importants traumatismes liés aux contraintes qui lui sont imposées. Le traumatisme peut être plus important dans le cas d’une “mauvaise” présentation, utilisation de forceps ou ventouse, accouchement long, position durant l’accouchement… Durant l’accouchement, il est parfois obligé de tourner de manière importante sa tête, ce qui peut lui provoquer un torticolis congénital. Le torticolis ne lui permettant pas de bouger sa tête comme il le souhaite, il va créer au fil du temps un point d’appui sur son crâne.
  • Le torticolis : provenant de causes multiples, celui-ci empêche votre enfant de bouger comme il le veut.
  • Position prolongée sur le dos : la position sur le dos est une position uniquement pour dormir. Il faut proposer à votre enfant d’autres positions quand il est éveillé. Il faut également éviter de bloquer votre enfant et lui permettre de bouger quand il est éveillé.
  • Manque de vitamine D de la maman : ceci rendrait les os du crâne du bébé plus malléable.

Quelles sont les conséquences ?

On a longtemps pensé que la plagiocéphalie n’avait que très peu d’impact sur la vie de l’enfant, si ce n’est le côté esthétique et qu’elle se corrigeait toute seule.

Cependant, les répercussions morphologiques peuvent être graves dans la mesure ou l’enfant peut être victime de problèmes psychologiques liés à cette malformation.

Mais encore, des études ont démontré que la plagiocéphalie peut avoir des conséquences neurologiques avec un retard neurosensoriel lié à l’asymétrie cérébrale et à la perturbation de l’influx nerveux. Ils ont constaté : des retards d’acquisition motrice, une altération du traitement central du son, une augmentation de prise en charge, ainsi qu’un moins bon score cognitif et langagier. Bien que les problèmes cités soient mineurs, il est nécessaire de rester attentif au développement de l’enfant.

Ensuite, ils peuvent souffrir de problèmes au niveau de l’articulation temporo-mandibulaire, ce qui entraîne des problèmes dentaires.

Pour finir, dans le cas de plagiocéphalie grave il est également possible de trouver des complications de scolioses ou de strabisme.

Quel est le traitement ?

Il est nécessaire qu’un bilan soit réalisé le plus tôt possible, par un professionnel de santé. Les os du crâne sont très malléables à la naissance, c’est donc à ce moment que les professionnels ont le plus d’impact sur la pathologie.

Le premier traitement de la plagiocéphalie est avant tout préventif.

  • À chaque coucher, il est nécessaire  de positionner la tête de votre nouveau-né une fois à gauche et une fois à droite en alternance.
  • Lorsque votre enfant est éveillé et sous surveillance, mettez-le sur le ventre ou sur le côté. Il est très important de varier les positions.
  • Alternez les côtés pour le biberon ainsi que dans le portage.

    Le traitement par la kinésithérapie

    Le traitement par la kinésithérapie

  • Eviter de bloquer l’enfant dans des chaises, maxicosi, relax … Favoriser un maximum le tapis de jeu. (Maximum 20 minutes par jour dans le maxicosi).
  • N’hésitez pas à changer le parc/tapis de place, votre enfant aura tendance à tourner volontiers sa tête du côté de la fenêtre.
  • Dans le cas d’une plagiocéphalie déjà établie, il est nécessaire de stimuler l’enfant à tourner sa tête de l’autre côté. Les jouets, la fenêtre, le portage seront toujours faits dans le but de favoriser la rotation vers le côté faible.
  • Favoriser le portage physiologique en écharpe.

Ensuite, le traitement doit être complété par un/des professionnels ;

La kinésithérapie

La prise en charge doit être effectuée le plus tôt possible. Une prise en charge dès la naissance permet une nette diminution des séquelles de la plagiocéphalie.

Le kinésithérapeute permet de maintenir et augmenter la mobilité, et permet de travailler de manière active l’alignement et la symétrie chez l’enfant.

 

La chirurgie ou le casque

Dans les cas graves ou non améliorés par les traitements cités avant. Il s’agit de traitements peu utilisés. Ce ne sont pas des traitements de première intention.

Si vous avez des questions, prenez contact ou prenez rendez-vous avec votre kinésithérapeute pédiatrique 

Infirmité motrice cérébrale

Qu’est-ce que l’Infirmité Motrice Cérébrale ?

I.M.C = infirmité motrice cérébrale

CP= Cerebral plasy (paralysie cérébrale)

“L’infirmité motrice cérébrale ” est le groupe d’affections du développement du mouvement et de la posture entraînant des limitations des activités, attribué à des troubles non progressifs survenus sur le cerveau en développement du foetus ou du jeune enfant (pré – péri ) post natal).

Les désordres moteurs sont souvent accompagnés de perturbations de la sensation, de la cognition, de la communication, de la perception, et/ou du comportement et/ou de crises d’épilepsie”. 2005 Bobath

Qu’est-ce que ça veut dire concrètement ?

Il s’agit donc d’une lésion au niveau du cerveau, plus précisément dans le système nerveux central. C’est une lésion qui n’évolue pas dans le temps et ne change pas. On considère que 3 personnes/ 1000 sont atteintes d’infirmités motrices cérébrales.

Cette lésion a eu lieu à un moment autour de la naissance, avant ou jusqu’à 2 ans après. Cette lésion peut être provoquée par beaucoup de facteurs différents.

Enfant IMC en séance de kinésithérapie

Enfant IMC en séance de kinésithérapie

Le groupe des IMC comprend donc autant des enfants atteints de manière très sévère que des enfants atteints très légèrement.

Selon l’atteinte au niveau du cerveau l’enfant va avoir des soucis qui peuvent aller de la légère maladresse à la paralysie des 4 membres. On fera une distinction entre une “plagie” qui est une atteinte plus sévère et une “parésie” qui est une atteinte plus discrète. L’atteinte peut être située à un seul membre mono (-plégie/ -parésie), à un côté droit ou gauche hémi (-plégie/parésie), supérieur au niveau des membres inférieures diplégie ou atteinte des 4 membres similaires quadriplégie.

On parlera également de spasticité, c’est-à-dire un tonus (état de contraction musculaire contre pesanteur qui permet de maintenir une posture) trop élevé qui permettra à l’enfant de faire que très peu de mouvements.

Mais encore, vous pourriez aussi entendre parler de choréo-athétose, c’est-à-dire un tonus fluctuant, avec des mouvements continus involontaires.

Et aussi, nous parlons d’ataxie cérébelleuse, c’est-à-dire des troubles de l’équilibre et de la coordination.

Quelle sera l’évolution ?

Selon l’atteinte et selon l’enfant, il peut y avoir une évolution très différente. Certains seront atteints très sévèrement et seront en chaise roulante et dépendants des autres. Alors que d’autres seront tout à fait autonomes avec une légère difficulté à l’équilibre ou une maladresse à la fatigue.

Le point commun à tous les enfants sera qu’ils vont avoir un manque de contrôle dans leurs gestes lié à la lésion cérébrale.

Ces enfants seront comme tous les enfants, des enfants qui auront leurs caractères, leurs préférences, leurs désirs. Il est nécessaire qu’ils puissent s’épanouir malgré leur difficulté dans les domaines qu’ils aiment. De plus, ils sont souvent très volontaires et s’épanouissent dans les activités qu’ils aiment. Ils vont créer des liens affectifs leurs familles, ils auront leurs copains. Et ils apprendront à gérer leur vie en fonction de leur autonomie et de leurs centres d’intérêt.

Les problèmes associés

L’infirmité motrice cérébrale sera effectivement toujours associée à un trouble moteur, mais l’enfant peut aussi avoir des troubles associés.

  • Difficultés alimentaires
  • Troubles de la parole
  • Problèmes visuels
  • Troubles auditifs
  • Épilepsie
  • Troubles de la mémoire et de la concentration
  • Un déficit intellectuel
  • Trouble du sommeil
Un enfant IMC peut être passionné de musique comme tout autre enfant

Un enfant IMC peut être passionné de musique comme tout autre enfant

L’aide thérapeutique

Il est important que l’enfant soit pris en charge le plus tôt possible. Même si la guérison ne peut être envisagée, la qualité de la rééducation et la régularité des séances permettront de diminuer l’importance du handicap et d’augmenter l’autonomie de l’enfant.

Dans notre cabinet nous avons plusieurs cordes à notre arc pour diminuer le handicap de votre enfant, nous utilisons notamment une thérapie basée sur le concept Bobath.

Nous allons ensemble réaliser un projet thérapeutique individuel à l’enfant.

Les objectifs seront :

  • Acquérir une meilleure fonctionnalité et favoriser son autonomie ;
  • Apprentissage des schémas moteurs normaux. On essaie d’empêcher les schémas moteurs anormaux ;
  • Donner une variabilité des mouvements, capacité de réaliser les mouvements plusieurs façons différentes ;
  • Prévenir les dégradations orthopédiques.

Si vous avez des questions, prenez contact ou prenez rendez-vous si votre pédiatre a prescrit des séances de kinésithérapie pédiatrique.

Dyspraxique mais fantastique

Dys … Quoi ?

Dys : fonctionne mal + praxie: coordination des gestes appris. Un enfant dyspraxique a donc une mauvaise coordination de tout geste.

Pour des raisons encore souvent inconnues, ces enfants ne disposent pas de certaines de leurs fonctions cognitives. Ils se trouvent alors face à des difficultés, des échecs, des impossibilités qu’ils ne comprennent pas. Cela peut donner lieu de la part des adultes à des interprétations erronées qui ajoutent encore à la confusion de l’enfant.

Enfant dyspraxique dessinant sur un tableau

L’enfant dyspraxique n’arrive pas à écrire et dessiner

Ce n’est donc ni la qualité ni l’intensité de l’entraînement, ni la méthode pédagogique, ni les efforts, ni la bonne volonté de l’enfant qui sont en cause. Mais bien son aptitude, ses capacités cérébrales (neurodéveloppementales) à développer ces performances …

Poursuivre les entraînements habituels ne consisterait alors qu’à proposer, sans cesse et sans fin, «toujours plus de la même chose qui ne marche pas ».

Quelles sont les principales manifestations ?

Ce sont des troubles :

  • Moteurs : maladresse, lenteur et difficulté de coordination
  • Visuo-spatiaux: difficulté à s’orienter dans l’espace, désorganisation
  • Logique mathématique : difficulté à poser des opération
  • Du langage : difficulté d’élocution

Concrètement, l’enfant dyspraxique à des difficultés à manipuler certains objets. Il n’arrive pas à écrire et dessiner, il tombe souvent et n’est pas doué en sport. Il a aussi tendance à oublier ou à intervertir les étapes d’une tâche, il a des difficultés dans les tâches où il doit assembler des pièces pour faire un montage ou une construction, …

À l’école, les productions graphiques de l’enfant dyspraxique sont pauvres. L’écriture est déformée, irrégulière avec un non-respect de la ligne, une pression du crayon plus ou moins importante, et il est parfois illisible et lent. Les cahiers sont peu soignés, sans présentation ordonnée et structurée différenciant les titres du texte… L’enfant dyspraxique présente des difficultés pour poser et résoudre des opérations de calcul simple, étant souvent gêné au niveau de l’organisation visuospatiale. Il présente des difficultés motrices ou visuospatiales, voire un échec total pour copier des formes complexes (en géométrie, pour copier des schémas et tableaux). En effet, il semble perdu sur sa feuille, il ne suit pas une organisation structurée pour recopier, c’est à peine s’il regarde le modèle. Des difficultés existent aussi pour colorier proprement, découper correctement, placer des gommettes, faire des collage …

Qu’en est-il du sport ?

Il n’aime pas les activités sportives de façon générale. Cependant, la compréhension de l’enfant est bonne avec un bon niveau verbal prédominant. Sur le plan du comportement à l’école, il est mal à l’aise dans son corps. Il peut rester isolé par rapport aux jeux collectifs et est très sensible aux moqueries, à l’échec de ses actes. Il compense souvent par des clowneries, à la limite de l’insolence.

Quel sera son parcours scolaire ?

Le parcours scolaire de l'enfant dyspraxique

Le parcours scolaire de l’enfant dyspraxique

Le cheminement de chaque enfant dyspraxique est difficile à prédire. Beaucoup de facteurs vont intervenir, en particulier, la sévérité du trouble et la présence ou non de conditions associées. En effet, la poursuite d’une scolarité au rythme habituel et visant des diplômes va demander à l’enfant des efforts sur le très long terme. Des moments difficiles prévisibles, des déceptions, des échecs partiels qu’il faudra pouvoir surmonter. La personnalité de l’enfant et la qualité du soutien parental peuvent être déterminants tout au long de ce qui peut être vécu comme une véritable course d’obstacles.

En cas de difficulté importante, l’enfant sera rediriger vers un enseignement spécialisé de type 8. C’est le cas quand les adaptations dans l’enseignement ordinaire se sont révélés insuffisants.

Il existe également une solution alternative qui permet à l’élève de rester dans l’enseignement ordinaire tout en bénéficiant de l’accompagnement du personnel de l’enseignement spécialisé dans son école ordinaire. C’est ce qu’on appelle un projet d’intégration.

Le traitement de la dyspraxie ?

Dans tous les cas, les jeunes dyspraxiques ont besoin que leurs capacités soient préservées. Leur intelligence et leur raisonnement sont utilisés comme leviers pour favoriser leurs apprentissages. Ils ont besoins de s’appuyer sur le langage pour conserver leur savoir.

Les adaptations spécifiques sont indispensables. C’est la stratégie d’accès (la pédagogie) aux savoirs qui doit être spécifiquement aménagée (et non leur contenu).

Il faut sans cesse savoir anticiper et prévoir aujourd’hui les adaptations dont le jeune aura besoin demain. Attendre que l’enfant soit confronté à un problème pour commencer à chercher ou proposer une solution est une stratégie inappropriée en termes de délai de mise en œuvre.

Donc l’objectif de la rééducation sera de limiter le handicap. Cela suppose donc de repérer les situations de handicap : à quel endroit, dans quelles circonstances et quelle activité ? On peut alors tenter de rééduquer le jeune et/ou aménager les conditions environnementales.

3 axes de traitements

  • Rééduquer les activités indispensables
  • Aménager les situations génératrices d’un handicap
  • Eviter, car on ne peut pas tout rééduquer

En kinésithérapie pédiatrique, nous allons travailler sur l’image du corps, la structuration du temps, la motricité et la coordination.

Si vous avez des questions, prenez contact ou prenez rendez-vous si votre médecin a prescrit des séances pour la dyspraxie de votre enfant.

Bronchiolite ? Faut-il s’en inquiéter ? Comment soigner ?

Chaque automne, cette maladie infantile qu’est la bronchiolite, le plus souvent bénigne, revient en force. Pour la soigner, quelques séances de kinésithérapie respiratoire suffisent le plus souvent à soigner bébé. Et, en prévention, misez sur des mesures simples d’hygiène.

Qu’est ce que la bronchiolite ?

enfant joyeux

Cette maladie infectieuse, appelée aussi broncho-alvéolite, est due dans la majorité des cas à un virus (le VRS).

Comme son nom l’indique, c’est l’infection des bronchioles. Les plus petites et les plus fines bronches de l’appareil respiratoire, et de leurs alvéoles, qui est en cause. L’inflammation épaissit leur paroi, et la formation de mucus les obstrue.
Cette affection touche les enfants de moins de 2 ans. Chaque enfant sera en moyenne atteint par ce virus 7 à 8 fois au cours de sa vie. Pourquoi ? Parce que le calibre de leurs bronchioles est minuscule, de l’ordre du diamètre d’un cheveu. On comprend mieux alors la raison de leur encombrement et de leur obstruction, qui entraîne parfois une détresse respiratoire chez le bébé.

Mais pas de panique! Même si cette infection est très contagieuse, chez les adultes le VRS n’est responsable que de banales rhinopharyngites.

À quoi sert la kinésithérapie ?

À désencombrer les bronches du bébé. Le kinésithérapeute exerce des pressions sur la cage thoracique pour faciliter l’expulsion des sécrétions, qui remontent et vont alors se loger dans l’arrière-gorge. Les séances de kinésithérapies commencent souvent par un nettoyage du nez au liquide physiologique. Cette étape est importante pour votre bébé, et devra être effectuée plusieurs fois à la maison.

stethoscope

Le “bouncing” est une technique qui consiste à rebondir sur un gros ballon avec l’enfant sur les genoux. Elle favorise l’expiration de l’enfant à chaque rebond et apaise l’enfant, elle permet d’améliorer le désencombrement.  Le kinésithérapeute décide de poursuivre les séances en fonction de l’amélioration de la santé de votre bébé qui est établi par l’auscultation pulmonaire.

Que penser des sirops contre la toux ?

Les antitussifs sont inutiles voire dangereux. En effet, ils empêchent le bébé de tousser et, ce faisant, d’expulser le mucus qui encombre ses bronches. Les mucofluidifiants, comme leur nom l’indique, sont destinés à le fluidifier… mais trop ! Les bronches sont « noyées » dans le mucus, qui n’est pas expulsé. Certains mucofluidifiants accentuent même le spasme des bronches … Ils rétrécissent le diamètre de ces dernières ! D’où un encombrement maximal et une plus grande difficulté à respirer.

Le traitement ?

Le traitement médicamenteux des bronchiolites est établi par votre médecin. Les aérosols à base de médicaments fluidifiants  sont de préférences réalisés avant les séances de kinésithérapie de sorte à augmenter l’efficacité de la kinésithérapie. Un mucus qui est plus fluide sera plus facilement mobilisable par le kinésithérapeute. Par contre, dans le cas d’aérosol à base d’antibiotiques on va préférer le faire après la séance de kinésithérapie pour être sur que les particules de médicament ne soient pas expectorées lors de la séance.

Il est important de donner régulièrement de  l’eau à votre bébé, s’il vomi ses biberons, pensez à les fractionnés en plusieurs petites doses pendant la journée. Pour lui permettre de dormir plus facilement, incliner le lit à 30°. Pensez à aérer les pièces régulièrement et veillez à ce qu’il ne fasse pas trop chaud dans la maison. Il est préférable que la chambre de votre bébé soit à 18° pendant qu’il dort. La chaleur et l’humidité sont des conditions optimales au développement des microbes.

Se rendre aux urgences ?

Si votre enfant a moins de 3 mois ou qu’il souffre d’une pathologie, il faut alors l’emmener aux urgences s’il montre les signes d’une bronchiolite.

Les signes suivants doivent aussi vous alerter : le bébé a du mal à respirer, devient bleu, a une respiration très bruyante, ne prend plus ses biberonsvomit systématiquement, a des diarrhéesne dort plus… Dans tous ces cas, vous devez l’emmener aux urgences.

Le traitement des bronchiolites chez Progrès d’Ourson

En pratique, le traitement d’une bronchiolite dure environ 6 séances de kinésithérapie pédiatrique. Les séances doivent être quotidiennes pour maximiser la réussite du traitement.

Si vous avez des questions, prenez contact ou prenez rendez-vous si votre médecin a prescrit des séances pour soigner la bronchiolite de votre enfant.

Qu’est-ce que la thérapie « Bobath » ?

Découvrez la méthode que les kinésithérapeutes de Progrès d’Ourson utilisent

Bobath est une thérapie neurodéveloppemental ou NDT (neuro-developemental treatment). Cette approche thérapeutique se distingue d’une thérapie neurologique classique par l’aspect de développement. Contrairement aux adultes, les enfants n’ont pas acquis leur lésion cérébrale, ils sont nés avec et vont grandir avec cette lésion. Ils ont cependant une capacité d’adaptation cérébrale qui est présente grâce à la croissance. On parle de plasticité cérébrale. Ce qui signifie que l’enfant est capable d’adapter son développement en fonction de ses lésions. D’où l’importance d’un traitement précoce par des thérapeutes spécialisés.

Le nom « Bobath » provient des fondateurs de ce concept, Bertha et Karel Bobath.
Ce traitement s’appuyait sur le fait que la spasticité (raideur dans les mouvements) ou l’exagération du tonus musculaire (état de tension dans les muscles pour vaincre la gravité) n’était pas un phénomène irréversible mais bien modifiable. Cette conception les conduisit à comprendre l’importance capitale du dépistage, du traitement précoce et de la guidance des parents. Dès 1951, ils ont commencé à former des thérapeutes venus de différents pays.

Bobath n’est pas une méthode, il s’agit d’un concept, d’une façon de penser. Bertha Bobath disait:

Ce n’est pas une méthode car sa signifierait que nous pourrions être limités, stéréotypés et standardisés. Notre concept est fluide et évolue au cours du temps, il peut toujours changer.

Grâce à ce traitement, le thérapeute essaie de donner à l’enfant une expérience du mouvement normal, des réactions de redressement, de proprioception (sensation du corps et du mouvement dans l’espace) et d’équilibre. Il va faciliter son mouvement, l’aider à l’effectuer de la manière la plus « normale » possible. Car la lésion/souffrance cérébrale interfère avec tous ces mécanismes normaux. Le thérapeute fait sentir à l’enfant comment il peut faire le mouvement différemment. Dans toutes situations, la participation de l’enfant est requise. Le thérapeute va permettre à l’enfant de mieux sentir son corps et ses mouvements de sorte à ce qu’il améliorer la qualité de son mouvement.

Le traitement est différent pour chaque enfant.

La thérapie sera toujours portée sur l’autonomie, la communication et le bien être de l’enfant. Le jeu sera un outil précieux. Le thérapeute va aussi pourvoir donner des pistes de façon à ce que la thérapie se poursuive à la maison avec tout l’entourage de l’enfant.

Vous avez des questions ? Prenez contact avec nous, nous nous ferons un plaisir de répondre à vos interrogations

 

Fin des rénovations : Ouverture du cabinet !

Enfin !

Nous sommes heureux de vous annoncer la fin des rénovations et l’ouverture du cabinet à partir du 1er décembre 2017 !

Découvrez ci-dessous les photos du cabinet rénové !